Breaking News
Home - news - Célébration des 150 ans de la publication des « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet

Célébration des 150 ans de la publication des « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet

Cette année, les 150 ans de la publication des « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet a été conjointement célébrée par l’Alliance Française des Seychelles et Lenstiti Kreol Enternasyonal mardi dernier. Pour cette occasion, une copie de la version créole de cette œuvre « Dan mon moulen mon rakonte », traduite par Lenstiti Kreol Enternasyonal, était en vente à 40 roupies.

Le directeur de l’Alliance Française, M. Laurent Jalicous a commencé son élocution en posant une question : « Est-ce que la langue française est une langue trahie ? Ou au contraire, le créole est-il un mariage de la langue française ? La promotion de la langue française est l’une des missions clés de l’Alliance Française. On n’a pas d’incohérence dans notre politique. Ce forum est l’endroit idéal pour apprendre des défis de traduction. Pour traduire quelque chose de très fort, parfois, il n’y a pas de mots disponibles. »

Il a, par la suite, encouragé les invités à réfléchir sur ces défis de la traduction du français en créole seychellois. Et pourquoi pas sur certains glissements de sens ?

« C’est un honneur et un plaisir pour Lenstiti Kreol de voir que le travail effectué pour le développement et la promotion de la culture littéraire aux Seychelles est reconnu et valorisé. La traduction des « Lettres de mon moulin » fait partie intégrante de ce projet de développement. Je salue Mme Laureena Barbé qui a relevé le défi de traduire cette œuvre dont le contexte et le contenu lui étaient si peu familiers. Ses efforts sont à saluer. Une mention spéciale à Mme Philoména Déwéa pour son illustration du livre pour la version créole », disait Mme Penda Choppy, chef exécutive de Lenstiti Kreol Enternasyonal. Elle a également mentionné qu´il était important de continuer à développer le lien établi entre l’Alliance Française et Lenstiti Kreol.

2instiMme Laureena Barbé a aussi collaboré à la traduction de ce livre publié en créole en 2001. Elle n’a pas hésité à partager les défis et les bénéfices retirés en traduisant ce livre : « Parmi les œuvres d’Alphonse Daudet, « Les Lettres de mon moulin » est considérée comme la plus importante et la plus connue. La traduction était financée par l’UNESCO et j’admets que ce n’était pas facile. Je me suis dit qu’il fallait absolument faire face à tous les défis de cette traduction. Le livre datait du XIXème siècle et je devais pouvoir le traduire et m’assurer de transmettre l’authenticité des événements et des séquences racontés par l´auteur. J’ai ressenti le besoin de créer de nouveaux mots créoles. A l´issue de ce travail, j’étais capable de faire des comparaisons et de développer une meilleure appréciation des mœurs et de la joie de vivre en Provence, autant pour les évènements de son séjour en Corse qu’en Algérie », ajouta Mme Barbé.

Par la même occasion, Marie Welsch, chargée de développement culturel à l’Alliance Française, a fait une présentation sur « L’univers bucolique et la littérature pastorale à travers des ‘Lettres de mon moulin’. » C´est Daudet lui-même qui raconte : « N’importe ! C’est encore là mon livre préféré, non pas au point de vue littéraire, mais parce qu’il me rappelle les plus belles heures de ma jeunesse, rires fous, ivresses sans remords, des visages et des aspects amis que je ne reverrai plus jamais ».

Mlle Welsch a indiqué que « Les Lettres de mon moulin », était une œuvre hybride ; elle concentre les influences du romantisme, du roman pastoral et du roman social. Mais, elle est également pleine d’humour, car elle met, parfois, en scène des légendes excentriques. »

Après la conférence, les invités ont visité l’exposition des illustrations réalisées par les élèves de l’Ecole d’Art Visuel. Ce vernissage a mis aussi en valeur le travail des élèves, qui ont pu échanger avec l’illustratrice de l’édition créole, Philomena Lucas.

1insti

 

 

Developers: Cyberwave