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Compétition de slam dans l’Océan Indien à Madagascar

Les Seychelles bien représentés à la première édition du SLAM OI

Madagaslam a consacré une semaine au slam, moyennant compétitions et diverses activités pour les slameurs. L’intégration des Seychelles dans le SLAM OI s’est faite grâce à la rencontre de Gad Bensalem, le président de Madagaslam, avec Zurg de la Ligue Slam de France (LSF) en mai 2014 en France. Ce dernier ayant permis la rencontre de Gag et de RasPyek, un slameur qui prône le style jamaïcain des années 70, créolisé pour en faire du Bling Bling Poetry, « Bling Bling, comme un son, une manière de dire que Les Seychelles ont des choses à dire » selon le poète qui poursuit avec un sourire : « Bling Bling c’est aussi parce que ‘es Seychelles sont the most beautiful islands in the world ».

Ce poète qui performe aussi en Créole s’est démarqué dans la compétition par sa performance en anglais tandis que les autres concurrents se sont exprimés en français à l’exception du slameur malgache qui s’en est tenu à sa langue natale.

« RasPyek a permis la découverte du style anglophone », selon Gad Bensalem. De part cette aisance et cette intonation propre à la langue anglaise.  La compétition s’est déroulée telle la Coupe du Monde de slam, c’est-à-dire avec le texte projeté en même temps que la performance. Une ambiance tendue, un enjeu de taille et surtout un événement fort curieux pour les Malgaches en présence d’une compétition internationale pour la première fois. Le SLAM OI a fait se succéder des poètes avec des textes personnels, plus fédérateur pour certains, en particulier pour RasPyek, avec une plume témoignant de son expérience et de cette touche d’idéologie reggae dénonçant les ristournes de l’argent avec un texte intitulé Money alors que Voices est un texte avec lequel le poète manifestait un certain acharnement à faire connaître une vision touchante et possiblement utile. Cependant, c’est la poétesse de La Réunion, ASKAR qui a remporté le SLAM OI avec un style plus personnel, avec une tendance autobiographique fortement touchante. D’autre part, comme RasPyek définit sa poésie comme un « journal verbal », une définition juste compte tenue du fait qu’il a pu se rendre compte de la situation à Madagascar par le biais des slameurs malgaches.

Mis à part la compétition le passage de ces poètes de l’Océan Indien s’est accompagné par une performance dans le centre de soins AINA, une visite pour permettre une ouverture d’esprit et aussi un sentiment d’espoir pour une minorité sujette à des problèmes particuliers dans la société.

Madagaslam a également orchestré une visite de la capitale et de quelques lieux historiques de Madagascar. RasPyek a, par ailleurs, manifesté un effort de rapprochement vers le public malgache lors de ces prestations en disant d’une manière quelque peu écorchée « Ao ve sa tsy ao e !? » (Est-ce que vous êtes là ?) mais non moins apprécié par ces derniers qui ont répondu « Ao e ! » (Oui, on est là !). Le poète avait donné plus dans l’animation que les autres poètes du SLAM OI.

Une contribution de Niry RAVONINAHIDRAIBE02289

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