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Sorror Mea (Ma Tristesse) par Antoine Abel

abel-bustL’aube de tes espérances

Evanouies parmi les fourmis du cocotier

Tu regardes, tu ne les vois pas

Et tes pas alourdis de tendresse

Qui sèche dans ton cœur…

Moi, je n’ai pas pu venir

Les houles, les vagues et les embruns

M’ont créé une barrière e sur la route

Les roues crissaient, glissaient

Et je perdais l’équinoxe

Les houles m’ont brisé sur leurs brisants

Et toi tu penses que je ne suis pas fidèle

O ! Fidélité ! Mon amie, attends, attends

Mets ta robe grise comme le mangeottant

Je suis le caïman que se tapit là

Là dans l’herbe près du rocher grisânte

Le granit m’appelle sans cesse

Je passe à pourfendre qui?

 

Mon espérance m’a quitté un soir, une nuit

Je fus pris de tristesse amère, amère

Près de cette mer immense et partout claire

Claire passa dans sa robe couleur d’arc-en-ciel Le villea était justement en fleures

 

Tu arrives toute fatiguée de la cité

Dans mon île fatiguée de rumeurs

Tu me toises, tu m’envisages d’un sourire

Tes sourcils arqués en crescent de lune

Tes dents un peu fortes célèbrent la gaieté

Oh féminité! Oh femme d’une époque lointaine Tu as dû être une titane de jadis

 

Ta taille invite les cocotiers à s’épanouir

Ils toucheraient le ciel dans leur vantardise

Une noix tombe là près de ton pied

Ta valise cadence en unisson

Le haut de ta robe s’agite comme mer houleuse Permets-moi de te rendre le premier service

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